Deux chercheurs de Bar-Ilan décrochent de prestigieuses bourses du Conseil européen de la recherche
Deux chercheurs de l'université Bar-Ilan reçoivent 3,47 millions d'euros du Conseil européen de la recherche. L'un étudie l'impact bidirectionnel parent-enfant sur la santé mentale ; l'autre développe des outils mathématiques pour optimiser les systèmes de transport et de réseaux.
Lire la synthèse →Le Conseil européen de la recherche (CER) vient de dévoiler les lauréats de ses bourses « Starting Grants » pour 2026, destinées aux chercheurs en début de carrière. En Israël, sept scientifiques issus des universités de Tel Aviv et de Bar-Ilan figurent parmi les heureux sélectionnés, chaque bourse représentant plus de 5,25 millions de shekels sur cinq ans.
À l'université Bar-Ilan, deux chercheurs se distinguent avec une enveloppe combinée de 3,47 millions d'euros. La professeure Reuma Gadassi-Polack, de la Faculté d'éducation, recevra 1,97 million d'euros pour explorer une direction peu étudiée en psychologie : au lieu de mesurer l'effet des parents sur la santé mentale des enfants, elle s'intéressera à la manière dont les difficultés émotionnelles des adolescents peuvent affecter en retour leurs mères. Son équipe combinera suivi du quotidien, analyses hormonales et imagerie cérébrale, avec l'espoir de déboucher sur des thérapies centrées sur l'ensemble du noyau familial. Le docteur Arnold Filtser, spécialiste d'informatique et d'intelligence artificielle, bénéficiera quant à lui d'1,5 million d'euros pour concevoir de nouveaux outils algorithmiques adaptés à des situations où distances et coûts obéissent à des règles asymétriques ou irrégulières — comme le prix d'un billet d'avion qui varie selon le sens du trajet ou selon qu'une escale est incluse. Ces travaux pourraient améliorer la conception de réseaux de transport et de communication. L'université Bar-Ilan a souligné que ces deux chercheurs « remettent en question des hypothèses établies de longue date dans leurs domaines respectifs ».
À l'université de Tel Aviv, cinq autres chercheurs ont également décroché ces bourses dans des disciplines variées. Ran Finkelstein explore la manipulation d'atomes individuels par laser pour construire des processeurs quantiques de nouvelle génération. Sharon Fleischer développe un « coeur sur puce » à base de cellules souches humaines pour étudier les maladies cardiaques. Amit Vinograd analyse les circuits neuronaux liés aux émotions comme la peur ou l'agressivité à l'aide de techniques de microscopie avancée. Or Zamir conçoit des algorithmes plus rapides pour résoudre des problèmes fondamentaux de théorie des graphes. Enfin, Michael Chapman mobilise des outils issus de la physique quantique pour s'attaquer à des problèmes algébriques jugés insolubles par les méthodes classiques.
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