Le CNRS et la Maison des mathématiques de Lyon présentent une exposition consacrée aux liens profonds entre son, musique et mathématiques. Du tonnetz d'Euler à la représentation des vibrations sonores, découvrez comment les mathématiques décryptent ce phénomène quotidien.
L'exposition « Ça résonne » à Lyon, portée par la Maison des mathématiques et de l'informatique, explore le compagnonnage millénaire entre mathématiques et musique. Ce dialogue remonte à Pythagore, qui a découvert que la hauteur d'un son dépend de la longueur de la corde vibrante, établissant ainsi un lien entre fractions mathématiques et gammes musicales.
Leonhard Euler a approfondi cette relation en développant le « tonnetz » (réseau tonal), un objet géométrique qui représente les notes de musique dans un plan sous forme de triangles. Chaque sommet représente une note, et cette représentation permet de visualiser les progressions harmoniques comme des trajectoires spatiales, offrant aux compositeurs et musicologues un nouvel outil d'exploration musicale.
L'exposition montre également comment les mathématiques permettent de décrire le son physiquement. Le son étant une vibration de l'air, les scientifiques le représentent via des fonctions mathématiques : l'amplitude de la courbe indique l'intensité sonore, tandis que l'espacement des oscillations encode la fréquence, transformant un phénomène auditif en objet mathématique analysable.