Le discours public met aujourd'hui l'accent sur la promotion des femmes dans les métiers scientifiques et techniques. Favoriser leur accès à ces voies prestigieuses est présenté comme un enjeu majeur, pour l'économie du pays comme pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Dans ce contexte, les effets de la réforme du lycée instaurée…
Lire un résumé →La réforme du lycée de 2019, qui a remplacé les séries générales par un système de spécialités modulaires, a provoqué une effondrement sans précédent des effectifs en formation scientifique. Alors que le baccalauréat « sciences » (cursus incluant au minimum 12 h hebdomadaires de sciences et 5h30 de mathématiques) représentait environ 50 % des bacs généraux entre 1962 et 2020, sa part est tombée à 27 % en 2022 — un retour aux niveaux de 1988, malgré une augmentation du nombre total de bacheliers.
Cette baisse affecte inégalement les filles et les garçons. Entre 1986 et 2020, les inégalités de genre s'étaient progressivement réduites, avec une augmentation régulière de la proportion de bachelières scientifiques. Depuis 2019, ce mouvement s'est inversé : les effectifs scientifiques ont chuté de 60 % chez les filles et de 30 % chez les garçons. Les inégalités d'accès aux sciences entre femmes et hommes se sont ainsi nettement aggravées, contredisant les objectifs affichés de promotion des femmes dans les carrières scientifiques et techniques.
Élise Goujard explique les contributions majeures de Maryam Mirzakhani, première femme médaillée Fields en 2014, en particulier son travail révolutionnaire sur le dénombrement des géodésiques sur les surfaces hyperboliques.
Lancé par l'Union mathématique africaine, le prix Gaston-Mandata-N'Guérékata sera décernée tous les deux ans à des chercheurs africains installés sur le continent ou ailleurs dans le monde. Ce prix, doté de 3 000 dollars, vise à faire connaître leurs travaux.
Lire un résumé →Lancé par l'Union mathématique africaine, le prix Gaston-Mandata-N'Guérékata sera décernée tous les deux ans à des chercheurs africains installés sur le continent ou ailleurs dans le monde. Ce prix, doté de 3 000 dollars, vise à faire connaître leurs travaux. Entretien avec le mathématicien camerounais Abdon Atangana, l'un des dirigeants de l'Union mathématique africaine. Publié le : 21/02/2024 - 23:43 4 min Temps de lecture Professeur de mathématiques camerounais, Abdon Atangana est l'un des meilleurs mathématiciens au monde d'après plusieurs classements. Il revient sur les raisons qui ont motivé la création du prix d'excellence Gaston-Mandata-N'Guérékata, qui sera remis pour la première fois cette année.
Comment diviser une courbe fermée en deux arcs de longueur égale ? Cet article explore ce problème classique de géométrie, en montrant comment le résoudre géométriquement, prolongeant des questions classiques sur le partage équitable des figures du plan.
Lire un résumé →Partager équitablement une figure géométrique est une question naturelle en géométrie euclidienne. Après avoir abordé le partage d'un polygone (triangle, quadrilatère) par une droite en deux régions de même aire à la règle et au compas, l'article s'intéresse à une variante : comment diviser une courbe fermée du plan en deux courbes de longueur identique ?
Ce problème revient à chercher les points d'une courbe qui la divisent en deux arcs isométriques. L'article propose une réflexion géométrique sur cette question de partage équitable, en montrant comment construire ou caractériser ces points de division, élargissant ainsi le champ des problèmes classiques d'équipartition en géométrie.
Impossible de produire un résumé : le texte fourni ne contient que les métadonnées bibliographiques de l'article (auteur, titre, DOI, journal) sans aucun contenu mathématique. Aucune information sur la conjecture de Syracuse ni sur les résultats présentés n'est accessible.
Lire un résumé →Le texte transmis se limite aux informations de citation et de référencement de l'article de Shalom Eliahou publié dans Images des mathématiques en 2024. Aucun contenu substantiel sur la conjecture de Syracuse, ses développements récents, ou l'apport de l'article n'est fourni. Sans accès au corps de l'article, il est impossible de vérifier les faits mathématiques, les résultats présentés ou la portée éditoriale de la contribution.
Cette vidéo de vulgarisation explore les preuves à divulgation nulle de connaissance (ZKP), un objet mathématique permettant de démontrer la possession d'une solution à un problème sans révéler aucune information sur celle-ci. Le contenu illustre ce concept par des protocoles physiques et dématérialisés, avant d'établir les liens entre…
Au Vanuatu, des dessins symétriques tracés sur le sol sans lever le doigt révèlent une géométrie locale sophistiquée. Une étude ethnomathématique décrypte l'« algorithme de la tortue », une procédure de dessin continu dont les conditions arithmétiques d'exécution fascinent les chercheurs.
Lire un résumé →Dans les îles du centre du Vanuatu existe une pratique de dessin géométrique peu connue des mathématiques occidentales : tracer des figures symétriques sur le sol en un seul trait, sans relever le doigt et sans emprunter deux fois le même chemin, avant de revenir au point de départ. Ces dessins obéissent à une logique mathématique rigoureuse.
Une équipe de recherche du laboratoire SPHERE (Université Paris Cité) a analysé une technique particulière de cette pratique, dénommée « algorithme de la tortue », sous l'angle de l'ethnomathématique. L'étude énonce les conditions arithmétiques qui permettent de réaliser de tels tracés. La question centrale demeure : les praticiens locaux, maîtres de cet art, connaissent-ils consciemment ces principes mathématiques qui sous-tendent leur savoir-faire ?
Une vidéo ARTE explore l'Entscheidungsproblem, le grand problème de la décision qui a hanté les mathématiques au XXe siècle : peut-on concevoir un algorithme universel capable de déterminer si une assertion mathématique est démontrable ou non ?