Maths au service du nucléaire
Le CEA et le CNRS ont inauguré un nouveau laboratoire. Il sera consacré à la recherche en modélisation et en simulation numérique pour le nucléaire.
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Lire l'article →Jasper Kok, chercheur au NCAR a eu l'intuition qu'il serait possible d'utiliser les formules mathématiques des modèles de fracturation pour estimer le nombre de particules de poussière dans l'atmosphère et leur taille.
Lire un résumé →Une équipe du Centre national d'études atmosphériques (NCAR) a mis au jour un lien inattendu entre la physique de la fracturation et la composition de l'atmosphère. En appliquant les formules mathématiques qui gouvernent la manière dont le verre, la roche ou d'autres matériaux cassants se fragmentent — un phénomène appelé invariance d'échelle — le chercheur Jasper Kok a pu estimer la distribution et la taille des particules de poussière présentes dans l'air.
En comparant ces prédictions mathématiques avec des données météorologiques des années 1980 mesurées au-dessus de terres arides, les résultats concordaient parfaitement. La conclusion : l'atmosphère contient beaucoup plus de poussière que ne l'indiquaient les modèles climatiques existants. Cette découverte pourrait avoir des implications majeures non seulement pour la compréhension du réchauffement climatique, puisque les poussières influencent les températures en reflétant ou en piégeant la chaleur solaire, mais aussi pour l'amélioration des prévisions météorologiques et les études de la formation des nuages.
Voici l'heure de regarder les évènements mathématiques qui ont fait 2010 !
Lire l'article →Les mots « mathématiques » et « plaisir » peuvent-il cohabiter dans le même titre ? C'est la question à laquelle Jean-Paul Delahaye s'efforce de répondre par l'affirmative. L'auteur est chercheur au CNRS et professeur de mathématiques et d'informatique à l'Université de Lille, et ce livre, composé d'articles de sa rubrique « logique et…
Lire un résumé →Jean-Paul Delahaye, professeur à l'Université de Lille et chercheur au CNRS, compile dans cet ouvrage dix-huit années d'articles de sa rubrique « Logique et calcul » publiée dans Pour la science. Le projet central : démontrer que mathématiques et plaisir peuvent coexister, en montrant comment des jeux en apparence simples (Sudoku, marche du cavalier aux échecs) révèlent des structures mathématiques profondes.
L'ouvrage propose un panorama varié mélangeant géométrie, énigmes et curiosités picturales. Delahaye excelle à faire basculer le lecteur insensiblement du divertissement vers la réflexion mathématique, montrant par exemple comment nouer ses chaussures ou contempler un panneau « ouvert/fermé » engage des concepts mathématiques sophistiqués. La première partie, particulièrement tournée vers la géométrie, ouvre des portes visuelles inattendues.
Cependant, le plaisir évoqué du titre s'adresse surtout aux lecteurs déjà sensibles aux mathématiques. L'ouvrage offre des thèmes très variés — certains plus gratuits ou abstraits, d'autres plus concrets comme le célèbre « jeu des prisonniers » — ce qui signifie que chacun trouvera matière à s'amuser ou à approfondir selon ses intérêts propres.
De Cayenne, on connaissait le bagne, le poivre ou la poule. Désormais, il faudra compter aussi avec « l'oeil de Cayenne ». Un oeil, certes, ouvert depuis 2006, mais qui, grâce aux travaux mathématiques actuellement développés par les ingénieurs en télédétection de l'Institut pour la recherche et le développement (IRD) du Centre de…
Lire un résumé →Le Conseil national des évangéliques de France a organisé le 10 juillet 2026 à Grenoble un événement intitulé « Foi + IA » réunissant des professionnels du secteur technologique. Cet événement vise à explorer comment les communautés évangéliques peuvent vivre et penser leur foi dans un contexte marqué par le développement de l'intelligence artificielle. Il s'agit d'une réflexion sur les enjeux éthiques et spirituels soulevés par ces technologies.
Jouer aux échecs et s'exercer aux raisonnements logiques pour vaincre la maladie d'Alzheimer, tel est le pari qu'ont fait deux équipes internationales, l'une Russe et l'autre française, qui se disputent jusqu'au 7 décembre 2010 un tournoi à distance... Joueurs et scientifiques se sont associés pour faire avancer la recherche.
Lire l'article →Certains animaux ont des rayures, d'autres ont des taches, et il y en a, comme le lion, qui n'ont rien du tout. Stratégie de camouflage, dit-on, mais encore?
Lire un résumé →Depuis des siècles, les biologistes cherchent à comprendre la diversité des motifs de pelage chez les prédateurs. Des chercheurs de l'Université de Bristol proposent une réponse par la modélisation mathématique : il existe une corrélation entre la complexité du dessin et l'environnement de vie de l'animal.
Plus le motif est élaboré — comme les taches du léopard — plus l'animal habite un environnement au feuillage dense, actif la nuit et parmi les branches. Les rayures simples du tigre correspondent à un animal vivant près du sol en forêt. À l'inverse, les prédateurs au pelage unicolore, comme le lion, peuplent les espaces ouverts (savane, montagnes).
Les biologistes soulignent toutefois que ce modèle mathématique ne suffit pas à tout expliquer : ces motifs peuvent également évoluer relativement rapidement sous l'effet d'autres facteurs biologiques et environnementaux.
C'est aux Editions Universitaires Européennes que le jeune chercheur tunisien Skander Belhaj vient de publier un nouvel ouvrage issu de ses travaux de thèse et intitulé Algèbre matricielle rapide en calcul formel et calcul numérique : Calcul rapide sur les matrices structurées.
Lire un résumé →Skander Belhaj, mathématicien tunisien né en 1978, vient de publier aux Éditions Universitaires Européennes un ouvrage intitulé « Algèbre matricielle rapide en calcul formel et calcul numérique », fruit de ses travaux de thèse menés sous la direction du Professeur Mohamed Jaoua (ENIT, Tunis) et Henri Lombardi (Université de Franche-Comté, Besançon).
Ses recherches portent sur la conception d'algorithmes rapides via les outils d'algèbre matricielle et leurs applications au traitement d'image, en particulier l'amélioration des algorithmes sur les matrices structurées. Depuis 2007, il exerce comme assistant d'enseignement supérieur à l'Université de Jendouba, où il a été élu directeur du Département des Méthodes Quantitatives en 2010.
Au-delà de ses activités académiques, Belhaj s'implique dans la communauté scientifique internationale : il intervient comme reviewer et éditeur pour plusieurs revues scientifiques, et administre un groupe Facebook regroupant plus de 4700 enseignants-chercheurs tunisiens, plateforme d'échange pour les problématiques de recherche.
Mise en ligne sur le site Internet arXiv.org, l'interprétation, par un mathématicien et un astrophysicien, des données issues de la sonde américaine WMAP, propose un modèle cosmologique cyclique, étayé selon eux par les traces d'un "avant Big Bang".
Lire un résumé →Le physicien britannique Roger Penrose, lauréat du prix Nobel de physique en 2020, propose une théorie radicale sur l'origine de l'univers : plutôt qu'un événement unique et isolé, le Big Bang ferait partie d'une succession cyclique d'univers. Selon sa vision, chaque univers connaît une phase d'expansion suivie d'une contraction, et les traces de l'univers précédent subsisteraient dans le nôtre, comme des fossiles cosmiques à découvrir.
Penrose envisage un scénario d'une ampleur vertigineuse : après des milliards d'années, notre univers se refroidira jusqu'à atteindre le zéro absolu, ses dernières lumières seront absorbées par des trous noirs géants, et sa température plongera lors d'une « mort thermique » prévue pour 10^100 années. Mais de cet effondrement total pourrait émerger un nouveau cycle : le cosmos ressurgirait aussi violemment qu'au premier Big Bang, engendrant un nouvel univers. Notre univers serait ainsi ni le premier ni le dernier à exister, mais un maillon d'une chaîne cosmique infinie.