Maths : « Dès le CE1, les écarts se creusent en faveur des garçons »
La DEPP a publié son analyse des évaluations nationales 2025 en mathématiques portant sur près de 4 millions d'élèves de 32 000 écoles. Les résultats montrent une stabilité générale comparée à 2024, avec des forces (maîtrise de l'écriture des nombres entiers) et des faiblesses persistantes (résolution de problèmes au cycle 2, automatismes de calcul au cycle 3). L'observation la plus marquante concerne les inégalités de genre : dès le CE1, les garçons affichent de meilleures performances que les filles, sauf en calcul mental et en…
Lire un résumé →La DEPP a publié son analyse des évaluations nationales 2025 en mathématiques portant sur près de 4 millions d'élèves de 32 000 écoles. Les résultats montrent une stabilité générale comparée à 2024, avec des forces (maîtrise de l'écriture des nombres entiers) et des faiblesses persistantes (résolution de problèmes au cycle 2, automatismes de calcul au cycle 3).
L'observation la plus marquante concerne les inégalités de genre : dès le CE1, les garçons affichent de meilleures performances que les filles, sauf en calcul mental et en quelques cas isolés. Ces écarts s'accentuent progressivement et sont particulièrement prononcés dans les tâches chronométrées (mémorisation, placement sur une droite graduée), suggérant que le format des tests favorise la rapidité. En CP, les filles conservaient un léger avantage (écarts de 0,5 à 3,8 points).
D'autres résultats intéressants émergent : les élèves en éducation prioritaire accusent un retard confirmé mais stable depuis 2019 pour certaines compétences, tandis qu'une surprise concerne les écoles rurales, où les élèves réussissent mieux les problèmes mathématiques, avec un écart allant jusqu'à 13,4 points pour le CP.
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