Météo France améliore ses logiciels
La puissance de calcul a permis le pas en avant, mais l'évolution c'est qu'il y a plus de points de calcul qu'avant: on est passé d'un point de calcul tous les 2,5km à un tous les 1,3km. Ça permet de faire de la prévision sur une toute petite échelle –celle des nappes de brouillard, des orages stationnaires très localisés, des facteurs…
Lire un résumé →Météo France a mis en service lundi ses logiciels de prévision météorologique entièrement renouvelés. Les deux modèles principaux, Arpège (couverture mondiale) et Arome (zoom sur la France et l'Outre-mer), bénéficient d'une densification majeure de la grille de calcul : passage d'un point de calcul tous les 2,5 km à un tous les 1,3 km, soit une résolution multipliée par environ 3,6. Cette densification, rendue possible par une augmentation de la puissance de calcul, étend aussi l'analyse aux trois dimensions de l'atmosphère (couches de nuages).
Concrètement, cette amélioration permet aux modèles de saisir des phénomènes météorologiques très localisés que les anciens systèmes ne pouvaient pas détecter : nappes de brouillard, orages stationnaires, ou encore facteurs de pollution urbaine. Elle se traduit aussi par des prévisions plus fiables à moyen terme (trois à quatre jours). Un exemple concret : le 21 mars 2024, les anciens modèles avaient surestimé la température de plusieurs degrés faute de prévoir correctement la formation de nuages bas, ce qui avait coûté aux professionnels de l'énergie une mauvaise estimation de la demande électrique.
Cette progression s'inscrit dans une courbe historique : depuis 1995 (résolution d'un point tous les 38 km), la finesse des prévisions double environ tous les dix ans. À ce rythme, les modèles devraient offrir dans plusieurs décennies des prévisions sur dix jours aussi fiables que celles actuelles sur deux jours.
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