Parmi les 549 nouveautés de ce début d'année en librairie, se détache une révélation, Evariste, le premier roman d'un jeune auteur de 27 ans, François-Henri Désérable, publié chez Gallimard et finaliste du Grand Prix RTL-Lire 2015.
François-Henri Désérable, 27 ans, fait ses débuts en littérature avec « Evariste », publié chez Gallimard et finaliste du Grand Prix RTL-Lire 2015. Le roman ressuscite la vie d'Évariste Galois, mathématicien prodigieux dont la théorie des groupes a révolutionné l'algèbre moderne — un parcours de 20 ans d'exception que l'auteur distille dans une narration captivante.
Loin de se limiter à une exégèse savante, le roman privilégie la trajectoire humaine : un génie incompris, mort prématurément à 20 ans dans des circonstances tragiques liées à l'amour. Désérable navigue avec virtuosité entre registres classique, lyrique et cocasse, interpellant une lectrice fictive — « Mademoiselle » — pour tisser une intimité avec son public. L'auteur a eu accès aux manuscrits originaux de Galois conservés à l'Académie française, enrichissant son portrait d'authenticité historique.
Après avoir lancé, la saison dernière, une première collection de prêt-à-porter, Mosaert, le collectif du chanteur Stromae, vient de sortir une deuxième ligne de vêtements. « Le point de départ, c'est toujours le wax africain, que nous voulions moderniser et structurer en l'associant au côté ordonné des mathématiques, explique Coralie…
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Formée à l'école des Beaux-arts, l'artiste, d'origine syrienne, a grandi en Belgique. C'est la première fois qu'une exposition lui est entièrement consacrée. Farah Atassi fait partie des peintres en vogue. Son style reconnaissable, entre tous, navigue entre architecture, géométrie et sculptures.
L'artiste Farah Atassi, d'origine syrienne et formée à l'école des Beaux-arts, est l'une des peintres en vogue de la scène contemporaine. Son travail se distingue par un style reconnaissable mêlant architecture, géométrie et volumes sculpturaux. Elle a remporté de nombreux prix et a notamment été nominée pour le prestigieux prix Marcel-Duchamp.
Au Centre d'art contemporain de Saint-Nazaire (le Grand Café), une douzaine de ses peintures révèlent un univers résolument abstrait, dépourvu de présence humaine. L'artiste elle-même évoque son affinité avec le cubisme quand elle crée des volumes par des pliages. Les oeuvres exposées surprennent par leurs illusions d'optique, offrant au visiteur une expérience plastique où la profondeur et le jeu géométrique sont au coeur de la création.
Les dernières seize ou dix-sept années de sa vie, il ne peignait plus; non qu'il fût aveugle, comme le dit la légende (cinq ans avant sa mort, son testament le dit "sain de corps et d'esprit"), mais peut-être parce qu'il était allé au bout de sa peinture, qu'il en avait atteint les limites pratiques, et qu'il était temps pour lui d'en…
Piero della Francesca, peintre de la Renaissance italienne, a mené un combat constant pour transformer la peinture en science artistique en y introduisant la géométrie et la perspective. Dès ses premiers tableaux, il structura l'espace pictural par les pavements, colonnes, caissons et jeux d'ombre, portant cet art à des sommets : ses fuites de perspective, ses compositions rigoureuses de scènes de bataille et ses abside minutieusement géométrisées témoignent d'un talent scientifique appliqué à l'esthétique.
Dans les seize dernières années de sa vie, il cessa de peindre pour se consacrer à l'écriture théorique. Vers 63 ans, il rédigea trois traités fondamentaux : l'un sur l'abaque, un second sur la perspective en peinture, et un troisième sur les cinq corps réguliers de la géométrie platonicienne. Il formula lui-même sa philosophie : « La peinture n'est rien d'autre que démonstration de surfaces et de corps dégradés ou augmentés dans un lieu déterminé. » Cette transition du faire au penser marque la maturation de sa réflexion sur le mariage inséparable entre art et géométrie.
Plus de soixante-dix oeuvres grand et petit format, signées Liane Mathes Rabbath, sont exposées à la galerie Ghandour jusqu'au 2 décembre. Elles portent le nom de « Rythmes », évoquant ainsi les différentes cadences de la vie.
La galerie Ghandour accueille l'exposition « Rythmes » de Liane Mathes Rabbath, artiste luxembourgeoise installée au Liban depuis 1991. Son parcours est marqué par un abandon du secteur hôtelier au profit du collage, discipline artistique qu'elle a approfondie auprès de maîtres comme Paul Guiragossian et Tania Bakalian.
Son processus créatif repose sur une géométrie très orchestrée : elle roule, déplie et assemble symétriquement des papiers uniques — notamment des papiers de Damas calligraphiés — en suivant une discipline rigoureuse. Cependant, cette base structurée devient le point de départ pour s'en affranchir : elle transgresse l'ordre, peint les papiers, travaille le rotin et crée des formes en trois dimensions, y compris des robes. Cette tension entre la géométrie mathématique et sa dissolution confère à ses oeuvres un caractère méditative proche des mandalas bouddhistes.
Cédric Villani, mathématicien et lauréat de la prestigieuse médaille Fields est l'invité de la Matinale culturelle. Il nous parle de son envie de créer un musée des mathématiques à Paris. L'occasion d'explorer le lien fort qui existe entre.
Depuis l'Antiquité, la musique entretient un lien constitutif avec les mathématiques. Pythagore fonde la théorie musicale en élucidant les fréquences des notes ; Jean-Philippe Rameau et Jean-Sébastien Bach formalisent ensuite l'harmonie et jouent délibérément avec la symétrie dans leurs compositions. Leibniz résume cette alchimie : « La musique est un exercice caché d'arithmétique ».
Au XXe siècle, les compositeurs poussent cette formalisation plus loin. Béla Bartók applique consciemment le nombre d'or pour structurer ses pièces ; Iannis Xenakis, formé en architecture et ingénierie, crée des masses sonores entièrement régies par des règles et des algorithmes mathématiques, tentant même de traduire musicalement le hasard et la probabilité. Ces approches génèrent une cohérence perceptible sans que l'auditeur en saisisse consciemment les principes.
Ce lien fascine aussi les scientifiques : Einstein était violoniste, Fabiola Gianotti (directrice du CERN) diplômée de conservatoire, la physicienne Karen Vourc'h chanteuse lyrique. Leur expérience soulève une question persistante : comment l'émotion musicale émerge-t-elle de structures mathématiques abstraites ?
La plupart de ses compositions, tableaux, sculptures ou néons, sont à la base des figures de l'abstraction géométrique que l'artiste dévoie par les subterfuges les plus divers qui vont de l'application stricte d'un programme déterminé à des glissements, des mises de biais, des superpositions de lignes, des épaisseurs du trait, de…
François Morellet (1926) occupe une place singulière dans l'art abstrait et l'art concret du XXe siècle : ses compositions conjuguent la rigueur mathématique et géométrique avec une dimension humoristique qui les distingue des mouvements auxquels elles appartiennent (abstraction, art optique, art cinétique).
Cette exposition réunissant 24 pièces de la donation Henri Chotteau et de la collection du musée Smak à Gand illustre comment Morellet « contrarie » volontairement la géométrie rigoureuse : par des mises de biais, des superpositions de lignes, des variations d'épaisseur, des interventions aléatoires. Ses trames simples ou saturées, ses diagonales, ses tableaux en transparence, ses carrés en répartition aléatoire composent un corpus où la cohérence égale la variété, développé sur près de 65 ans à partir de 1959.
epuis des siècles, les artistes utilisent les propriétés des mathématiques pour créer des images. C'est le cas de Pierre Collenot, qui vient exposer au château des Izards à partir de demain et jusqu'au 19 octobre. Âgé de 68 ans, cet habitant de la région de Cognac, en Charente, s'appuie sur le principe des images fractales (1) pour créer…
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Les mathématiques peuvent nous mener très loin. Jusqu'aux civilisations antiques même. Le site Futura Sciences rapporte que des chercheurs américains ont retracé l'évolution de écosystème de la vallée du Nil grâce à la théorie des systèmes dynamiques. L'étude publiée dans le numéro de septembre du Pnas (Revue de l'académie nationale des…
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Il est impossible de vérifier l'existence, la nature et la fiabilité des informations mathématiques promises par le titre « Quand les maths expliquent le déclin de la faune du Nil ». Sans accès au contenu réel de l'article, aucune évaluation éditoriale n'est possible.