En mathématiques, Paris-VI (Jussieu) rassemble 38,60 % des voeux des futurs étudiants quand Paris-XII-Val-de-Marne en rassemble 4,80 %, l'université Paris-XIII-Nord 1,70 % ou encore l'université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis 0,50 %
Depuis la généralisation du portail « Admission postbac » en 2009, les bacheliers franciliens peuvent librement choisir leur université, ce qui a supprimé l'ancienne répartition géographique obligatoire par secteur. Cette liberté accrue révèle cependant des inégalités criardes : en droit, les trois universités parisiennes (Paris-I, Paris-II, Paris-V) captent 52 % des voeux contre seulement 5,6 % pour les deux universités de Seine-Saint-Denis réunies. En mathématiques, le déséquilibre est encore plus prononcé, avec Paris-VI rassemblant 38,6 % des demandes quand Paris-XIII-Nord n'en reçoit que 1,7 % et Paris-VIII seulement 0,5 %. En arts plastiques, Paris-I attire 83,5 % des candidatures face aux 16,5 % de Paris-VIII.
L'Unef dénonce l'émergence d'universités de « premier » et de « second » choix, tandis que l'administration Pécresse affirme que ce dispositif offre « plus de liberté » et garantit que 80 % des bacheliers sont déjà affectés à un établissement et que tous auront une inscription à la rentrée.