La mathématicienne Sylvia Serfaty, spécialiste de l'analyse et des probabilités appliquées à la physique statistique, a été élue cette année à l'Académie des sciences. Elle entend contribuer à l'excellence scientifique française et promouvoir l'accès des jeunes filles aux mathématiques.
Lire un résumé →Sylvia Serfaty, mathématicienne de renommée internationale, poursuit ses recherches à l'interface de l'analyse et des probabilités pour décrypter les modèles fondamentaux de la physique statistique. Son parcours l'a menée de l'École Normale Supérieure au Courant Institute de New York, avant de s'établir à Sorbonne Université.
Élue à l'Académie des sciences cette année, elle ambitionne d'exploiter son expérience internationale au service de la science française. Au-delà de ses travaux de recherche, Serfaty s'engage dans la vulgarisation mathématique, notamment à travers son récent ouvrage « Des équations personnelles » (Flammarion), qui humanise le métier de chercheur et interroge la place de l'intelligence artificielle dans la quête de connaissance.
Engagée pour la mixité dans les sciences, elle encourage particulièrement les jeunes filles à poursuivre des études en mathématiques, les exhortant à ne pas s'autocensurer. Elle perçoit l'Académie comme un levier essentiel pour la communication scientifique grand public et un espace de réflexion critique sur l'impact de l'IA.
Une vidéo YouTube dissèque le parcours atypique d'un polytechnicien neuroatypique, depuis l'IMO jusqu'à Jane Street, en analysant l'épreuve Maths B 2026 de l'X et ses anecdotes marquantes.
L'UNESCO met en évidence une augmentation alarmante des disparités de genre en mathématiques. Les filles sont plus nombreuses parmi les élèves en difficulté et moins représentées parmi les meilleurs, dès la fin de la primaire.
Lire un résumé →Une analyse de l'UNESCO fondée sur les données TIMSS (1995-2023) révèle que les écarts de genre en mathématiques se creusent dans une majorité de systèmes éducatifs, particulièrement à la fin du primaire. Les résultats montrent non seulement une surperformance croissante des garçons en moyenne, mais aussi une proportion accrue de filles parmi les élèves en difficulté, tandis que les meilleures performances restent masculinisées.
Ces inégalités ont des conséquences directes sur l'accès aux carrières STEM : seuls 36 % des diplômés en STIM sont des femmes, un taux stagnant depuis dix ans. L'étude attribue ces écarts non à des différences de capacités, mais à des facteurs liés aux expériences d'apprentissage : stéréotypes de genre persistants, attentes des enseignants, et notamment la confiance réduite que les filles accordent à leurs propres compétences mathématiques.
L'UNESCO recommande des interventions précoces et ciblées : renforcer la confiance des filles dès les premières années, intégrer une pédagogie sensible au genre dans la formation des enseignants, et créer des environnements familiaux et scolaires remettant en question les stéréotypes.
Félicitations à Frank Merle, professeur à l'Institut des hautes études scientifiques et à CY Cergy Paris Université, qui reçoit ce prix international majeur pour ses travaux sur les équations non linéaires issues de la physique. Son domaine de recherche ?
Lire un résumé →Félicitations à Frank Merle, professeur à l'Institut des hautes études scientifiques et à CY Cergy Paris Université, qui reçoit ce prix international majeur pour ses travaux sur les équations non linéaires issues de la physique. Son domaine de recherche ? Il étudie les limites des modèles mathématiques décrivant la propagation des ondes ou la dynamique des fluides. Ses recherches permettent de comprendre les « singularités », ces moments critiques où les solutions deviennent instables ou « explosent ». Cette distinction récompense une trajectoire scientifique exigeante, construite sur le temps long et la collaboration internationale. Pour Frank Merle, dont le travail rayonne entre la France et les États-Unis, la science n'a pas de frontière : « Je travaille pour l'humanité ».
Je vous parle de la découverte qui a valu à Bennett & Brassard leur prix Turing.
Comment engager davantage les élèves dans l'écriture mathématique ? Les limites des QCM dans les apprentissages sont bien connues, car même au hasard un élève peut avoir la bonne réponse. Alexis Flesch, enseignant de mathématiques, a mis au point un outil innovant pour ses cours. Raisonnement et correction automatique se rejoignent dans…
Lire un résumé →Les QCM limitent l'évaluation en mathématiques : un élève peut cocher la bonne réponse sans comprendre, et les erreurs restent opaques. Alexis Flesch a conçu Kutsum pour remédier à ce problème. La plateforme permet aux élèves de saisir des expressions mathématiques authentiques (fractions, puissances, racines) via un clavier adapté, et reçoivent un diagnostic précis de leurs réponses.
Le moteur de correction analyse séparément la valeur mathématique et la forme attendue. Par exemple, si un élève répond 8/12 au lieu de 2/3, l'outil reconnaît l'équivalence mathématique mais signale que la fraction n'est pas irréductible et montre la simplification. Il détecte aussi les erreurs classiques (additionner séparément numérateurs et dénominateurs) pour un retour ciblé sans intervention de l'enseignant.
Déploiée du CP à la Licence 2 avec plus de 3000 questions, Kutsum fonctionne en deux modes : quiz collectifs projetés au tableau créant une émulation en temps réel, et entraînement autonome à domicile. Gratuit et open source, bénéficiant du soutien de la DRANE BFC et de la DNE, l'outil redonne une place aux questions ouvertes dans l'apprentissage des mathématiques.
Ouverture par Laurence Broze (femmes et mathématiques) Lecture par Claude Sabbah (CMLS) d'un texte de Michèle Audin
L'ENS-PSL organise une rencontre autour de Stéphane Mallat, mathématicien récompensé par la médaille d'or du CNRS 2025, pour explorer ses contributions aux mathématiques appliquées, au traitement du signal et à l'intelligence artificielle.