Inégalités mondiales : les absurdes statistiques d'Oxfam
Les inégalités sont un sujet important, ce qui est une raison de les traiter sur la base de faits. Or les données d'Oxfam, fondées sur un rapport de la banque Credit Suisse dont ils ont prolongé les courbes, sont trompeuses. Pour afficher des chiffres choc, qui seront aisément repris sans regard critique dans toute la presse, l'ONG donne…
Lire un résumé →Le rapport d'Oxfam sur les inégalités mondiales repose sur une méthodologie statistique problématique : mesurer la richesse par le patrimoine net (actifs moins dettes) conduit à classer des Américains endettés parmi les plus pauvres du monde, quand bien même des Chinois sans ressources seraient jugés plus riches. Cela mène à des conclusions absurdes : selon ce calcul, un étudiant de Harvard financé par crédit serait plus pauvre qu'un réfugié syrien sans dettes.
En outre, agréger les inégalités au niveau mondial brouille les réalités nationales distinctes. Appartenir aux 1% les plus riches mondialement ne nécessite que 650 000 euros de patrimoine net — le montant typique d'un petit propriétaire français ou londonien — bien loin de l'image des « ploutocrates » véhiculée par les infographies chocs. Enfin, le rapport prolonge les données depuis 2010 pour annoncer une concentration croissante ; sur une période plus longue, les mêmes données montreraient une stabilité ou un retour aux niveaux de 2000.
L'article reconnaît l'importance réelle des inégalités mais dénonce une approche qui, par souci d'impact médiatique, utilise des statistiques dépourvues de sens et renforce les stéréotypes plutôt que d'éclairer le débat.
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