Les mathématiques: un antidote aux marchandages politiques?
Une nouvelle formule mathématique se propose de répartir les sièges dans l'hémicycle de façon «apolitique». La méthode, baptisée «compromis de Cambridge», est controversée.
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Lire l'article →Une étude menée sur des Nicaraguayens sourds montre qu'il ne suffit pas, en tout cas, d'être en contact avec le système monétaire.
Lire un résumé →Des psychologues américains ont étudié une population unique : des Nicaraguayens sourds vivant dans une culture monétaire, mais dépourvus de langue des signes conventionnelle. Ils communiquent par gestes rudimentaires et reconnaissent la valeur relative des billets de banque, pourtant leurs capacités de calcul restent limitées.
Les chercheurs ont observé que ces individus ne savent pas représenter les nombres supérieurs à trois, ni rassembler de manière fiable un nombre d'objets dépassant ce seuil. Ce constat contredit l'hypothèse que la pression culturelle seule suffirait à développer un système de comptage. L'étude suggère qu'un langage approprié — qu'il soit parlé ou signé — demeure un élément déclencheur essentiel pour passer d'une intuition approximative des nombres à un calcul exact et systématique.
On pensait que la chambre magmatique d'un volcan, une fois refroidie, restait des siècles en sommeil avant de pouvoir être ranimée par de la lave fraîche. Un modèle théorique, développé par Alain Burgisser de l'Institut des Sciences de la Terre d'Orléans (CNRS/Universités d'Orléans et de Tours) avec un chercheur américain(1), et testé…
Lire un résumé →Une chambre magmatique refroidie se réveille bien plus rapidement que les volcanologues ne l'imaginaient. Selon le modèle théorique développé par Alain Burgisser (CNRS, Orléans) et un chercheur américain, publié dans Nature, la remobilisation d'une chambre peut s'opérer en seulement quelques mois au lieu de plusieurs siècles.
Le processus fonctionne selon trois étapes : la lave fraîche remontant des profondeurs fond les cristaux visqueux aux racines du réservoir ; cette lave nouvellement fondue remonte et force le reste à se mélanger. Ce mécanisme de convection accélère le transfert thermique environ cent fois plus vite que prévu. Les chercheurs ont validé leur modèle sur l'éruption du Pinatubo (Philippines, 1991), où le modèle prédisait 20 à 80 jours pour mobiliser la chambre — contre 500 ans selon la théorie classique et 2 mois observés en réalité.
Cette avancée oblige la volcanologie à repenser son évaluation des risques. En déterminant précisément les paramètres physiques des chambres magmatiques (taille, viscosité, température), le modèle mathématique pourrait permettre de prédire les délais entre les premiers signaux d'alarme sismique et une éruption.
Des mathématiciens américains, menés par Filippo Radicchi du Department of Chemical and Biological Engineering, de l'Université de Northwestern, Illinois, ont modélisé les rencontres sportives entre tous les tennismen entre 1968 et 2010, soit 3640 tournois et 133261 matches de tennis. Observant que les meilleurs joueurs ont tendance à…
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Un modèle théorique développé par un duo de chercheurs franco-américains révèle que le réveil d'une chambre magmatique de volcans pourrait se réaliser en seulement quelques mois.
Lire un résumé →Des chercheurs de l'Institut des Sciences de la Terre d'Orléans ont élaboré un modèle mathématique décrivant le processus de chauffage d'une chambre magmatique volcanique. Contrairement à la théorie classique qui supposait que ce réchauffement dépendait principalement de la taille du réservoir et pouvait prendre des milliers d'années, le nouveau modèle révèle un mécanisme en trois étapes où la lave ascendante du centre terrestre crée un système de circulation thermique beaucoup plus efficace.
Ce processus s'avère environ 100 fois plus rapide que prévu, permettant un réchauffement complet en quelques mois seulement selon la taille et la viscosité de la chambre. Le modèle a été validé rétrospectivement sur l'éruption du Pinatubo en 1991 : il prédisait un réchauffement de 20 à 80 jours, tandis que la théorie classique envisageait 500 ans ; la réalité a montré que deux mois avaient suffi.
Cette avancée ouvre des perspectives pour la prédiction des éruptions volcaniques, permettant d'estimer le délai probable entre les premiers signaux sismiques annonçant l'arrivée de magma chaud et l'explosion elle-même.
En utilisant des concepts mathématiques, des chercheurs de Princeton ont mis au point une méthode de découverte de nouveaux médicaments pour une gamme de maladies. Les chercheurs Christodoulos Floudas et Meghan-Peterson ont montré qu'on peut élaborer un nouveau médicament en prédisant les effets thérapeutiques par le calcul à partir des…
Lire un résumé →Des chercheurs de Princeton, menés par Christodoulos Floudas, ont mis au point une approche mathématique pour découvrir de nouveaux médicaments. La méthode repose sur la théorie d'optimisation — qui calcule la meilleure solution parmi de nombreuses possibilités — combinée à la biologie computationnelle. L'objectif : prédire les effets thérapeutiques à partir des propriétés physiques des molécules biologiques, réduisant ainsi le temps et les ressources de recherche.
Testée sur la lutte contre le VIH, cette technique a permis de passer de millions de peptides candidats à seulement cinq prometteurs. Quatre d'entre eux se sont avérés inhiber le virus, y compris contre des souches résistantes au Fuzéon (antirétroviral de référence). Ces nouveaux peptides, trois fois plus courts que le Fuzéon, présentent des avantages : coûts de production réduits, meilleure durée d'action et absence de toxicité cellulaire.
Les chercheurs envisagent d'étendre cette approche à d'autres maladies, notamment les cancers. L'enjeu principal n'est pas la simulation elle-même — déjà maîtrisée — mais de restreindre intelligemment l'espace de recherche avant la simulation, remplaçant la « force brute » par une sélection rationnelle de candidats.
Une équipe de chercheurs financés par l'UE s'est fixée pour objectif de fournir aux mathématiciens leur propre tableau périodique ... de formes. Des chercheurs de l'Imperial College London au Royaume-Uni collaborent avec des collègues d'Australie, du Japon et de la fédération russe afin d'identifier les composantes de base de toutes les…
Lire un résumé →Une collaboration internationale menée par l'Imperial College London entreprend de classifier les formes géométriques de manière systématique, à l'instar du tableau périodique pour les éléments chimiques. L'équipe, soutenue par le Conseil européen de la recherche, explore les univers à trois, quatre et cinq dimensions afin d'identifier les formes indivisibles qui servent de composantes de base à toutes les autres. Les chercheurs estiment que quelque 500 millions de formes peuvent être définies algébriquement en 4 dimensions ; parmi celles-ci, ils espèrent en isoler des milliers qui ne peuvent plus être décomposées.
Au-delà de l'identification de ces « atomes géométriques », l'équipe souhaite comprendre comment leurs propriétés influencent les formes plus complexes qu'elles constituent — une sorte de « chimie des formes ». Tom Coates a développé un programme de modélisation informatique pour soutenir cette démarche. Bien que ces formes demeurent invisibles dans leur totalité multidimensionnelle, leur étude revêt une importance pratique : la théorie des nombres, la physique théorique, la robotique et la vision informatique en dépendent. Par exemple, en robotique, comprendre les équations d'une forme à cinq dimensions est nécessaire pour concevoir des systèmes de vision et de préhension.
Des chercheurs américains ont estimé à l'aide de calculs mathématiques qu'une nouvelle planète géante pourrait se trouver à la limite extérieure de notre système solaire.
Lire un résumé →En 2011, les astrophysiciens John Matese et Daniel Whitmire de l'Université de Louisiane ont proposé l'existence d'une planète gazeuse géante en étudiant les orbites singulières de certaines comètes entrant dans le système solaire. Leurs calculs mathématiques suggèrent que cette planète, surnommée Tyché d'après une divinité grecque, orbiterait à environ 15 000 fois la distance Terre-Soleil, bien au-delà de Pluton, à la limite externe du nuage d'Oort marquant la frontière de notre système solaire.
Les chercheurs estimaient que de nouvelles observations du télescope spatial WISE de la Nasa permettraient de confirmer ou infirmer cette hypothèse dans un délai de deux ans. Selon la théorie, Tyché serait composée principalement d'hydrogène et d'hélium, avec une atmosphère similaire à celle de Jupiter. Si son existence était prouvée, l'Union astronomique internationale devrait déterminer son statut : Matese suggérait qu'elle aurait pu se former autour d'une autre étoile avant d'être captée par le champ gravitationnel solaire, ce qui nécessiterait de créer une nouvelle catégorie de classification.
Mûres, framboises, groseilles, myrtilles... Figurez-vous que toutes ces baies protégeraient de la maladie de Parkinson. Des chercheurs américains viennent d'en dresser le constat au terme d'un travail scientifique robuste, reposant sur une cohorte de 130 000 participants. Pas moins...
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