« Un savant dont la modestie égalait le mérite » : le frère Bernardin, inventeur de l'horloge astronomique de Ploërmel
En février 1854, un inspecteur général de l'Instruction publique visite le siège des frères de Ploërmel en Morbihan et découvre dans leurs ateliers un chantier insolite. Un religieux, Gabriel Morin (en religion frère Bernardin), travaille manuellement du laiton à l'aide d'un marteau et d'une lime pour construire une horloge d'une grande complexité. Cette horloge astronomique est conçue pour marquer « tous les mouvements de notre monde planétaire » — une prouesse mécanique et mathématique qui impressionne suffisamment l'inspecteur…
Lire un résumé →En février 1854, un inspecteur général de l'Instruction publique visite le siège des frères de Ploërmel en Morbihan et découvre dans leurs ateliers un chantier insolite. Un religieux, Gabriel Morin (en religion frère Bernardin), travaille manuellement du laiton à l'aide d'un marteau et d'une lime pour construire une horloge d'une grande complexité.
Cette horloge astronomique est conçue pour marquer « tous les mouvements de notre monde planétaire » — une prouesse mécanique et mathématique qui impressionne suffisamment l'inspecteur pour qu'il en fasse mention dans son rapport au ministre de l'Instruction publique Hippolyte Fortoul. L'invention révèle le savoir-faire technique et scientifique du frère Bernardin, demeuré longtemps ignoré du grand public.
Cette horloge, toujours visible à Ploërmel où elle peut être visitée quotidiennement, constitue un témoignage rare du talent mathématique et mécanique cultié au sein des communautés religieuses du XIXe siècle.
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