Ce chercheur pense avoir résolu un mystère ancien de 500 ans dans ce dessin de Léonard de Vinci
Pendant cinq siècles, le dessin de l'Homme de Vitruve a été interprété comme une illustration du Nombre d'Or (1,618), censé incarner la perfection esthétique. Cependant, les mesures précises du tracé original s'en écartent systématiquement. Le chercheur Rory Mac Sweeney propose une explication alternative : Léonard aurait appliqué le ratio tétraédrique (1,633), une proportion mathématique qui décrit la structure géométrique formée par l'empilement compact de quatre sphères. Ce ratio apparaît partout en nature — dans les liaisons atomiques du diamant, la structure des cristaux de silicium, les molécules d'eau et même la coque de certains virus.
Pour soutenir sa thèse, Mac Sweeney s'appuie sur les annotations manuscrites de Léonard accompagnant le dessin. Parmi celles-ci, une instruction décrit comment l'écartement des jambes forme un triangle équilatéral. En calculant le rapport entre la base de ce triangle et la hauteur du nombril, Mac Sweeney obtient une valeur (1,64–1,65) bien plus proche du ratio tétraédrique que du Nombre d'Or. Il établit aussi un parallèle frappant avec le triangle de Bonwill (découvert en 1864), qui décrit l'efficacité biomécanique de la mâchoire humaine selon une structure triangulaire identique.
Cette nouvelle interprétation, publiée en juin 2025 dans le Journal of Mathematics and the Arts, suggère que Léonard aurait pressenti certains principes géométriques fondamentaux régissant la matière et l'organisation du vivant, bien avant que la science ne les formalisât. L'Homme de Vitruve représenterait ainsi une intuition précoce en biomécanique : le corps humain s'y insère dans les mêmes logiques optimales que celles observées partout dans la nature.
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