Qui a peur des maths en Belgique ?
Le Certificat d'Études de Base (CEB) belge révèle une disparité : les enfants échouent davantage en mathématiques que dans les autres disciplines. Maria Livrizzi, du CEB, diagnostique une pédagogie axée sur la répétition d'exercices plutôt que sur la résolution de problèmes, tandis que l'inspecteur coordinateur Gérard Legrand tempère l'idée que la « bosse des maths » serait innée.
Anne Siety, psychologue et auteure de « Qui a peur des mathématiques? », propose une explication psycho-émotionnelle : les termes mathématiques (soustraction, racines carrées, négatif, puissances) résonnent inconsciemment avec des concepts humains profonds — perte, séparation, identité. Selon elle, aider l'élève à décoder le sens émotionnel des maths lui permet de progresser et de développer une meilleure écoute de lui-même.
Malgré ces défis, la Belgique a amélioré ses résultats au programme international PISA, ce qui nuance le tableau des difficultés mathématiques nationales.
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