Comment éviter «le mur» lors d'un maratho
Benjamin Rapoport, ingénieur en biomédicologie à Harvard et au MIT, a publié en octobre 2010 une étude proposant une approche mathématique au problème classique du marathonien : le « mur », cet épuisement soudain et intense survenant généralement à mi-parcours. Rapoport, lui-même coureur de marathon, a conçu une formule reposant sur le VO2max (consommation maximale d'oxygène) pour calculer l'allure optimale permettant d'économiser les glucides jusqu'à la ligne d'arrivée.
La formule utilise des données physiologiques mesurables : un VO2max de 60 (atteint par seulement 10 % des coureurs bien entraînés) permettrait un temps de 3h10, tandis que les meilleurs marathoniens mondiaux affichent un VO2max proche de 80. Pour le coureur moyen sans entraînement intensif, cet indice tourne autour de 40. Rapoport souligne que l'écart de quelques secondes dans l'allure peut déterminer le succès ou l'échec de la course.
Plus que l'accumulation de glucides avant la course, c'est le timing du ravitaillement pendant l'effort qui s'avère critique. Rapoport ambitionne de créer une version simplifiée accessible en ligne pour que tout coureur puisse adapter sa stratégie à ses capacités physiologiques.
Actu