Recensement : le maire d'Autun dénonce "un vrai risque de sous-évaluation" de la population de sa commune
La campagne 2017 du recensement de la population commencera jeudi en France métropolitaine, aux Antilles et en Guyane, et le 2 février à la Réunion. Mais les méthodes de calcul de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sont contestées par plusieurs maires. C'est le cas du maire d'Autun, en Saône-et-Loire…
Lire un résumé →À l'occasion du recensement 2017, le maire d'Autun (Saône-et-Loire), Rémy Rebeyrotte, dénonce les méthodologies de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Selon lui, la méthode repose sur un Répertoire d'immeubles localisés (RIL) dont la maintenance incombe aux communes, sans garantie d'une évaluation précise de la population réelle.
Ce système de calcul aurait des conséquences financières majeures : les chiffres de l'Insee servent de base au calcul de la dotation globale de financement (DGF) des collectivités. Autun souffrirait particulièrement d'une sous-évaluation, notamment en raison de son plan de renouvellement urbain : le gel temporaire puis la démolition de logements anciens fausserait les statistiques à la baisse, réduisant mécaniquement les aides de l'État, alors même que la commune investit dans sa requalification.
Rebeyrotte rapporte que d'autres sources (naissances, assurés sociaux) contredisent les données de l'Insee. Prudent mais déterminé, il rejette cependant la stratégie de refus du recensement adoptée par d'autres maires, préférant le dialogue avec les services régionaux.
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