Une équation pour résoudre les problèmes de sécurité. Si les mathématiques sont complexes, elles ont pourtant produit une méthode simple et efficace pour le risk management dans les laboratoires et industries.
Lire un résumé →Une équipe du service de Sécurité et Santé au Travail dirigée par Thierry Meyer a conçu une approche novatrice du risk management fondée sur une équation mathématique. Contrairement aux évaluations traditionnelles axées sur l'industrie, cette formule intègre des paramètres spécifiques à la recherche académique : détectabilité des dangers, contexte multiculturel, rotations de personnel, plurilinguisme et facteurs aggravants.
Cette méthodologie se distingue par sa flexibilité, son efficacité et son faible coût. Elle a déjà séduit de grandes institutions suisses (universités de Genève, Neuchâtel, Fribourg, ETHZ, CERN) et attire des demandes hebdomadaires. Aristide Ouedraogo, doctorant burkinabé de Thierry Meyer, a engagé des contacts avec l'Université de Ouagadougou, qui souhaite adapter et appliquer cette méthode dans ses laboratoires, puis dans les industries et mines du pays. L'équipe recherche actuellement des financements pour concrétiser ce projet d'exportation.
Un nouveau modèle mathématique de représentation des empreintes digitales a été mis au point en Russie, rapporte le site strf.ru, citant des sources en provenance de Tcheliabinsk.
Lire un résumé →Vladimir Goudkov, de l'Université d'État de Tcheliabinsk, a conçu un modèle mathématique innovant pour l'analyse automatique des empreintes digitales. Contrairement aux approches conventionnelles qui traitent l'empreinte comme une image plate, ce système utilise des vecteurs topologiques pour interpréter les crêtes papillaires en tenant compte de leur relief et de leur géométrie, à la manière d'une carte topographique. Cette approche permet une reconnaissance robuste même lorsque les empreintes sont de mauvaise qualité, graisseuses, déformées ou présentent divers défauts.
L'innovation s'appuie sur un logiciel accessible nécessitant seulement un ordinateur, un capteur d'empreintes et une base de données dactyloscopiques. Les travaux, qui ont reçu l'approbation des autorités russes de propriété industrielle et ont été testés par l'Association biométrique internationale FVC, sont protégés par 16 brevets. Le système est actuellement déployé dans le projet « Fenêtre scolaire » en Russie et pourrait s'étendre aux systèmes de passeports, visas, contrôle d'accès et laissez-passer. Goudkov a consigné ses résultats dans deux monographies qui servent de fondement à sa thèse de doctorat.
Les éditions Belin-Pour la Science viennent de traduire l'étude de Jean-Michel Kantor (université Paris-Diderot) et de Loren Graham (MIT) consacrée aux mathématiciens russes du début du XXe siècle, connus sous le nom d'Ecole de Moscou, et dont les tentatives extrêmes d'atteindre les infinis mathématiques ont marqué l'histoire de la…
Lire l'article →Le CEA et l'Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, en partenariat avec Intel, se lancent dans la conception d'un calculateur capable de faire un million de milliards d'opérations par seconde. Le laboratoire Exascale Computing Research a pour mission de réfléchir aux contraintes matérielles et logicielles d'une telle machine.
Lire l'article →La Chine serait désormais en possession du supercalculateur le plus rapide au monde, incarné par le « Tianhe-1A », une machine hébergée au sein du centre national du supercalcul de Tianjin. Celui-ci aurait en effet atteint, en pointe, une puissance de calcul estimée à 2,507 petaflops, soit 2,507 millions de milliards d'opérations à…
Lire l'article →«Frapper le mur» est une expression bien connue des marathoniens, qui désigne la fatigue intense et brutale qui s'installe généralement à mi-parcours. Un ingénieur en biomédicologie vient de créer une formule mathématique qui peut selon lui aider n'importe quel athlète à vaincre ce phénomène.
Lire un résumé →Benjamin Rapoport, ingénieur en biomédicologie à Harvard et au MIT, a publié en octobre 2010 une étude proposant une approche mathématique au problème classique du marathonien : le « mur », cet épuisement soudain et intense survenant généralement à mi-parcours. Rapoport, lui-même coureur de marathon, a conçu une formule reposant sur le VO2max (consommation maximale d'oxygène) pour calculer l'allure optimale permettant d'économiser les glucides jusqu'à la ligne d'arrivée.
La formule utilise des données physiologiques mesurables : un VO2max de 60 (atteint par seulement 10 % des coureurs bien entraînés) permettrait un temps de 3h10, tandis que les meilleurs marathoniens mondiaux affichent un VO2max proche de 80. Pour le coureur moyen sans entraînement intensif, cet indice tourne autour de 40. Rapoport souligne que l'écart de quelques secondes dans l'allure peut déterminer le succès ou l'échec de la course.
Plus que l'accumulation de glucides avant la course, c'est le timing du ravitaillement pendant l'effort qui s'avère critique. Rapoport ambitionne de créer une version simplifiée accessible en ligne pour que tout coureur puisse adapter sa stratégie à ses capacités physiologiques.
Comment se la jouer dans un dîner en ville avec les fractales que le mathématicien franco-américain, décédé jeudi, a «inventées».
Lire l'article →Le grand mathématicien Benoît Mandelbrot vient de mourir, à l'âge de 85 ans. Reconnu très tard pour son travail sur ce qu'on appelle couramment la théorie du chaos, il avait notamment inventé et étudié la géométrie des fractales
Lire un résumé →Benoît Mandelbrot, décédé à 85 ans, a marqué l'histoire des mathématiques en développant la théorie des fractales — des ensembles aux propriétés autosimilaires et à dimension non entière. Ses travaux, longtemps menés en solitaire chez IBM, ont révélé que la « rugosité » du monde réel (côtes marines, turbulences climatiques, structures biologiques) obéissait à des lois mathématiques précises, trouvant désormais applications en sciences naturelles et en infographie cinématographique.
Mandelbrot s'est aussi investi dans la critique radicale de l'économie mathématique. Choqué par le caractère simpliste des modèles financiers dominants (reposant sur l'équilibre des marchés et le hasard « bénin »), il démontrait que les marchés sont bien plus volatiles et imprévisibles, dominés par des événements extrêmes aux conséquences désastreuses. Il plaidait pour un investissement massif en recherche fondamentale en économie, parallèle à celui consacré à la physique, afin de comprendre les vraies mécaniques du système financier — position prophétique face aux crises ultérieures.