Deux chercheurs du Conseil Supérieur de Recherches Scientifiques (CSIC), Alberto Enciso et Daniel Peralta, de l'Institut de Sciences Mathématiques (ICMAT), sont parvenu à déchiffrer une énigme mathématique qui défiait la communauté scientifique mondiale depuis près de 140 ans. Le problème en question a été soulevé pour la première fois…
Lancé dans une course de vitesse avec Google, Facebook vient de recruter une sacrée pointure en la personne du mathématicien russe Vladimir Vapnik. A bientôt 80 ans, le père de la «théorie de l'apprentissage statistique» a accepté la proposition de Mark Zuckerberg de rejoindre le labo de recherche en intelligence artificielle du «social…
Le mathématicien Alexandre Grothendieck est mort le 13 novembre 2014, en Ariège, où il vivait en ermite. Luc lllusie, professeur honoraire à l'université de Paris Sud à Orsay, a été élève, collaborateur et ami de ce scientifique génial. Il a accepté de répondre aux questions de Sciences et Avenir.
Les classiques envisageaient l'économie comme une science humaine. Les néoclassiques vont en faire une science mathématique. Il n'y aura pas ici d'équations, ni de graphiques. Il ne s'agit pas d'expliquer en long et en large la théorie néoclassique. Mais de décrire son approche, et son influence dans le débat économique.
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les économistes néoclassiques — William Stanley Jevons (1871) et Léon Walras (1874) — ont rompu avec la tradition classique en traitant l'économie comme une science mathématique plutôt qu'une science humaine. Précédés par le mathématicien français Augustin Cournot (1838), ils ont fondé deux écoles influentes : celle de Cambridge et celle de Lausanne.
Ces néoclassiques se distinguent par leur conviction que l'économie est constituée de variables chiffrées et donc mathématisable. Ils conservent toutefois l'individualisme méthodologique des classiques, en construisant leur analyse autour de l'homo oeconomicus cherchant à maximiser son utilité sous contraintes (notamment les prix). Ils apportent des outils novateurs : courbes d'offre et de demande, équations mathématiques, et le concept d'équilibre, que Walras systématise comme équilibre général — un état où l'offre égale la demande sur tous les marchés.
Bien que parfois critiquée pour son caractère abstrait, cette mathématisation constitue une avancée majeure : elle permet d'isoler et de théoriser les dimensions économiques du comportement humain, distinct de l'école autrichienne de Menger qui refuse cette formalisation mathématique.
Quanhua Xu est l'un des trois mathématiciens français nommés cette année membres de l'IUF, l'Institut universitaire de France, dans la catégorie Seniors. Il bénéficie à ce titre d'une décharge d'enseignement et de fonds spécifiques pour une durée de cinq ans, afin de se consacrer pleinement à des recherches jugées essentielles pour la…
Quanhua Xu, chercheur en mathématiques pures, se distingue par ses travaux en analyse fonctionnelle, domaine étudiant les espaces de fonctions. Ses recherches portent notamment sur la transcription de concepts issus de la mécanique quantique en abstractions mathématiques, via les probabilités quantiques, les espaces d'opérateurs et les espaces de Banach.
Cette année, il figure parmi les trois mathématiciens français nommés membres seniors de l'IUF (Institut universitaire de France). Cette nomination lui confère une décharge d'enseignement et des fonds spécifiques sur cinq ans, lui permettant de consacrer l'essentiel de son temps à une recherche jugée essentielle par la communauté scientifique. Depuis son intégration au Laboratoire de mathématiques de Besançon en 1996, Xu contribue au rayonnement international du laboratoire, qui accueille cette année encore un trimestre d'automne réunissant les plus grands noms des mathématiques autour d'ateliers et séminaires.
Vous vous demandez peut-être en quoi consiste le travail des mathématiciens ? En France, il y a un lieu pour aller tout particulièrement à leur rencontre. C'est l'Institut Henri Poincaré, éminent lieu de recherches mathématiques situé dans le 5ème arrondissement de
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Jean Tirole, prix Nobel d'économie 2014, est avant tout un bourreau de travail. Près de 200 publications dans des revues internationales, plus d'une dizaine de livres écrits, la création et l'animation de l'Ecole d'économie de Toulouse, cofondée avec Jean-Jacques Laffont, décédé prématurément, professeur à la fois aux Etats-Unis et en…
Jean Tirole, prix Nobel d'économie 2014, incarne une tradition française de l'« ingénieur-économiste » remontant au XIXe siècle avec Cournot et Dupuit. Il utilise les mathématiques pour dépassionner l'analyse des questions sociales et économiques, adoptant la posture du technocrate éclairé capable de transcender les clivages politiques.
Son apport majeur est d'avoir intégré à l'analyse économique la théorie des jeux et le comportement stratégique des acteurs dans des situations d'information imparfaite. Là où ses prédécesseurs cherchaient un prix unique rendant les marchés concurrentiels, Tirole propose une approche cas par cas : identifier les configurations spécifiques et les solutions contractuelles adaptées, sans prétendre à une formule universelle. Il étudie notamment comment structurer les contrats de marchés publics face aux aléas, ou comment les banques sont incitées à prendre trop de risques dans un contexte « too big to fail ».
Ses travaux s'étendent aux « marchés bifaces » ou plateformes numériques (American Express, Netflix), où une entreprise doit séduire deux groupes distincts d'utilisateurs. Son approche influence profondément la régulation économique moderne et les politiques publiques depuis les années 1980.
Le Japon prend la tête de la course au calcul intensif en donnant le coup d'envoi à son projet de supercalculateur exaflopique. Ce monstre de calcul, dont la construction est confiée à Fujitsu, aura une puissance 100 fois supérieure à celle disponible aujourd'hui. Il devrait entrer en service en 2020.
Stephen Hawking ne va pas être content. Selon des recherches menées par des têtes pensantes de l'Université de Caroline du Nord, les trous noirs, ces corps ultra-massifs tellement denses que même la lumière ne pourrait échapper à leur hyper-force d'attraction, pourraient ne pas être « possibles » selon des équation mathématiques que l'on…
Des travaux publiés dans ArXiv et ScienceDirect remet en cause la vision classique des trous noirs en tant qu'objets à densité infinie. Selon cette recherche menée à l'Université de Caroline du Nord, les équations mathématiques complexes régissant ces phénomènes astrophysiques suggèrent que de telles structures seraient en réalité impossibles à former.
Cette étude s'oppose notamment à la théorie des radiations de Hawking, qui décrivent les émissions générées lors de la formation d'un trou noir. Les chercheurs proposent une alternative : ce que l'on attribue à ces radiations serait en fait constitué de pertes massives de matière provenant de l'étoile elle-même, rendant mathématiquement impossible la condensation d'une masse infinie en un point singulier.
Bien que ces résultats n'aient pas encore été validés par plusieurs comités scientifiques successifs, leur parution dans des revues reconnues leur confère une certaine crédibilité. La réaction de la communauté scientifique, notamment celle des spécialistes en astrophysique, sera décisive pour évaluer la portée de ces conclusions.