Des mathématiques pour trouver des planètes océaniques
Une équipe de l'Université Harvard a utilisé des calculs mathématiques et des simulations combinant des observations du télescope Kepler et Gaia pour reclasser une catégorie d'exoplanètes énigmatiques. Ces « super-Terres » (2 à 4 fois la taille terrestre) présentent des densités trop faibles pour être entièrement rocheuses, mais l'existence statistique de planètes gazeuses de cette taille s'avère improbable selon le modèle établi par les chercheurs.
Leur conclusion : ces planètes seraient océaniques, recouvertes d'eau qui représenterait 25 à 50 % de leur masse totale. Cette eau extrême, soumise à des pressions million fois supérieures à celle de la Terre, formerait une « glace VII » même à hautes températures. Selon les estimations, jusqu'à 35 % des 4 000 exoplanètes connues pourraient être de tels mondes.
Paradoxalement, notre système solaire n'en contient aucun. Les chercheurs hypothèsent que la présence précoce de géantes gazeuses comme Jupiter et Saturne aurait modifié la distribution de matière, empêchant la formation de ces planètes océaniques. Cette absence rend notre configuration planétaire singulière parmi les systèmes découverts.
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