Sophie Germain, femme mathématicienne au génie méconnu
Sophie Germain, née à Paris en 1776, a découvert sa vocation mathématique à treize ans en lisant l'histoire d'Archimède. Face au refus de ses parents et à l'impossibilité d'accéder à l'éducation formelle — l'École Polytechnique étant réservée aux hommes — elle s'est formée seule la nuit en étudiant les travaux d'Euler et Newton, avant que son père accepte de la soutenir.
Pour progresser, elle a subtilisé des cours de l'École Polytechnique et s'est fait passer pour Antoine Auguste Leblanc, un ancien élève décédé. Sous cette fausse identité, elle a établi une correspondance féconde avec Joseph-Louis Lagrange, qui découvrit le subterfuge mais l'encouragea. Elle s'est ensuite adressée à Karl Friedrich Gauss, l'un des plus grands mathématiciens de son époque, qui apprécia grandement ses contributions au Grand Théorème de Fermat.
Son nom a marqué l'histoire des mathématiques : une rue de Paris, une catégorie de nombres premiers et un cratère de Vénus portent son nom. Son parcours exemplaire illustre le courage et la détermination requises pour s'affirmer dans un domaine dominé par les hommes à une époque où les femmes en étaient systématiquement exclues.
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