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Maths : la zone de l'angoisse

pourlascience.fr · 4 juin 2012 · Lire l'article entier ↗

L'anxiété mathématique n'est pas qu'une question de confiance : c'est une réaction neurobiologique mesurable. En étudiant l'activité cérébrale d'enfants de sept à neuf ans confrontés à des additions et soustractions simples, Christina Young et son équipe de Stanford ont révélé que certains enfants, malgré des capacités intellectuelles équivalentes, présentaient une activation anormale de l'amygdale droite (centre des émotions négatives) couplée à une suractivité du cortex préfrontal ventromédian (zone de régulation émotionnelle). Cela signifie qu'ils expérient une angoisse intense et consacrent une énergie considérable à la combattre.

Chez les enfants sans anxiété mathématique, l'amygdale s'active aussi, mais elle travaille en synergie avec les régions dédiées à la résolution de problèmes : le stress devient alors un outil utile plutôt qu'un obstacle. L'intensité d'activation observée chez les enfants angoissés rejoint celle relevée dans les cas de phobies cliniques, suggérant qu'il faut traiter les premiers signes d'anxiété mathématique par des méthodes inspirées du traitement des phobies.

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