La télévision plus néfaste que prévu
Des chercheurs de l'Université de Montréal ont suivi 1 314 enfants pour mesurer les effets à long terme de la consommation télévisuelle précoce. Les enfants de l'étude regardaient en moyenne 8h50 de télévision par semaine à 2,5 ans. Chaque heure supplémentaire par rapport à cette moyenne s'accompagnait, huit ans plus tard, d'une baisse de 6% de la réussite en mathématiques et de 7% de l'intérêt en classe, ainsi que d'une augmentation de 10% du risque de victimisation par les camarades.
L'étude documente aussi des effets sur le mode de vie : chaque heure additionnelle de télévision corrélait avec une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées, de 5% de l'indice de masse corporelle et une diminution de l'exercice physique. La chercheuse Linda Pagani explique que la télévision est non seulement une activité passive, mais aussi qu'elle éclipse des moments d'apprentissage pratique — compter les couverts en mettant la table, interagir avec les pairs — essentiels au développement.
Au Québec, 15% des enfants de 2,5 ans et jusqu'à 50% de ceux de 4,5 ans dépassent les recommandations de l'Académie américaine de pédiatrie (deux heures maximum par jour après 2 ans).
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