Près de 3% des adultes incapables de bien calculer
Une enquête menée par l'Insee auprès de 10 213 adultes de 18 à 65 ans montre que la dyscalculie (trouble du calcul et du raisonnement mathématique) touche près de 3 % de la population adulte. Ce pourcentage est nettement plus élevé que les 1,1 % observés chez les enfants de CE2 et sixième selon une étude de 2007. Cette différence s'expliquerait par l'abandon progressif des activités arithmétiques à l'âge adulte, facilité par l'accès aux calculatrices et à l'informatique.
Le trouble affecte davantage les femmes (4,31 %) que les hommes (3,13 %). Les chercheurs l'attribuent au choix de filières professionnelles moins exigeantes en mathématiques chez les femmes. La dyscalculie est fortement corrélée au niveau d'études : 8,7 % des adultes ayant arrêté leurs études avant le collège sont concernés, contre seulement 0,5 % de ceux ayant poursuivi jusqu'à l'enseignement supérieur.
Contrairement à la dyslexie, la dyscalculie a peu de répercussions visibles sur la vie quotidienne, probablement parce que le calcul mental n'y est plus nécessaire. Les causes du trouble restent débattues : certains neuropsychologues l'attribuent à un désordre génétique cérébral, tandis que les orthophonistes divergent sur le rôle possible de méthodes d'apprentissage inadaptées.
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