L'Afrique doit mener la révolution quantique
Selon Thierry Zomahoun, président de l'Institut Africain des Sciences Mathématiques et du Next Einstein Forum, l'Afrique est bien positionnée pour diriger la révolution technologique quantique. Contrairement aux révolutions analogique et numérique qu'elle a manquées, le continent dispose d'avantages décisifs : une population jeune (contrairement aux régions vieillissantes), un talent scientifique disponible, et un engagement politique fort en faveur de cadres juridiques et politiques attractifs pour la recherche.
Zomahoun identifie trois domaines bénéficiaires majeurs : la collaboration internationale en recherche quantique, le renforcement des capacités d'analyse de données (l'Afrique dispose de données massives depuis les années 1960 inutilisées), et la mise en place de régulations adaptées aux enjeux quantiques (cybersécurité, confidentialité bancaire). Il souligne aussi que la contribution africaine à la recherche mondiale, bien que modeste à 1%, a plus que triplé en 12-15 ans—un progrès sans équivalent dans d'autres régions.
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