« A l'école, les notes peuvent être utilisées pour corriger les inégalités »
Les Journées de l'évaluation ont esquissé une réforme majeure : maintenir la notation à l'école tout en renoncant à la note sanction, particulièrement traumatisante selon les pédopsychiatres. Le Conseil national de l'évaluation devrait présenter ces préconisations à la ministre de l'Éducation nationale en janvier.
L'économiste Camille Terrier (École d'économie de Paris) apporte une perspective empirique à ce débat dans son étude « Un coup de pouce pour les filles ? Un biais de genre dans les notes des enseignants et leurs effets sur les progrès des élèves ». Ses travaux démontrent que la notation, lorsqu'elle fonctionne comme un outil d'encouragement plutôt que de sanction, produit des effets mesurables sur les progrès des élèves et peut aider à corriger les inégalités.
L'article soulève une question plus large : l'enjeu n'est pas la note elle-même, mais l'usage qu'en font les enseignants. Organiser l'école sur un mode coopératif plutôt que compétitif, avec des objectifs collectifs et citoyens, pourrait élever le niveau global tout en réduisant les écarts de réussite.
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