Comment il veut rendre les élèves heureux en travaillant
André Antibi, professeur à l'Université Paul Sabatier et à Aérosup, dénonce depuis les années 1990 un mécanisme qu'il appelle la « constante macabre » : tous les enseignants ont tendance à attribuer le même nombre de mauvaises notes lors de chaque examen, créant artificiellement une hiérarchie d'échecs. Il a découvert ce phénomène en 1988 et s'en bat depuis lors.
En réponse, Antibi propose l'évaluation par contrat de confiance : interroger les élèves uniquement sur ce qu'ils ont étudié en cours, sans surprise, en acceptant que beaucoup obtiennent de bonnes notes. Les tests menés sur trois ans montrent une amélioration du bien-être des élèves et un renforcement du lien pédagogique. Le système ne supprime pas l'échec (10 % des élèves restent peu engagés), mais récompense l'effort de travail.
Contrairement à certaines expériences locales qui abandonnent les notes, Antibi s'oppose à leur suppression pure, affirmant que le problème réside dans la culture de l'évaluation elle-même, non dans le système de notation. Environ 50 000 professeurs en France utilisent déjà sa méthode.
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