En maths et en physique, il faudrait pouvoir attirer plus de filles
Selon Anne Pépin, la sous-représentation des femmes dans les disciplines scientifiques résulte de stéréotypes inconscients affectant les deux sexes. Une étude de 2012 le démontre : à CV égal, une candidate reçoit des évaluations moins favorables qu'un candidat et peut être rémunérée jusqu'à 4 000 dollars de moins par an. Ce phénomène se manifeste dès le collège : une même tâche géométrique obtient de meilleures performances des garçons quand elle est présentée comme un « test », mais des filles quand elle est annoncée comme un « jeu ».
Pour attirer les femmes vers les carrières en maths et physique, plusieurs mesures s'imposent : améliorer l'enseignement, augmenter la visibilité de modèles féminins (dont la présence encourage d'autres femmes à s'engager), et adapter les conditions de travail pour les mères chercheuses (garde d'enfants, temps partiel, prise en compte des interruptions professionnelles dans l'évaluation). L'absence de « masse critique » de femmes dans ces domaines crée un cercle vicieux, tandis que d'autres secteurs comme la biologie souffrent d'un plafond de verre plus marqué malgré une féminisation plus importante.
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