Des chercheurs ont identifié la première " faille " dans le standard de chiffrement avancé AES.
L'AES (Advanced Encryption Standard), approuvé par les États-Unis et utilisé pour sécuriser les transactions bancaires, les communications sans fil et le stockage de données, a fait l'objet d'une découverte remarquable. Des chercheurs de K.U.Leuven, Microsoft Research et l'ENS Paris ont identifié une première attaque validée contre cet algorithme : une approche cryptographique dite « Meet-in-the-Middle » exploitant un nouveau concept appelé « biclique », qui accélère la récupération de clé secrète quatre fois plus vite que prévu.
Cette attaque réduit théoriquement la sécurité de l'AES-128 à celle d'un AES-126 (perte de 2 bits), et de deux bits pour les variantes 192 et 256. Cependant, les chercheurs et les concepteurs de l'AES soulignent l'absence totale de conséquence pratique : même avec un trillion de machines testant un milliard de clés par seconde, le décryptage d'une clé 128 bits exigerait plus de deux milliards d'années. Actuellement, aucune organisation ne dispose de tels moyens de calcul. Cette découverte revêt donc une portée purement mathématique et théorique.
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