Casser du verre pour comprendre les changements climatique
Une équipe du Centre national d'études atmosphériques (NCAR) a mis au jour un lien inattendu entre la physique de la fracturation et la composition de l'atmosphère. En appliquant les formules mathématiques qui gouvernent la manière dont le verre, la roche ou d'autres matériaux cassants se fragmentent — un phénomène appelé invariance d'échelle — le chercheur Jasper Kok a pu estimer la distribution et la taille des particules de poussière présentes dans l'air.
En comparant ces prédictions mathématiques avec des données météorologiques des années 1980 mesurées au-dessus de terres arides, les résultats concordaient parfaitement. La conclusion : l'atmosphère contient beaucoup plus de poussière que ne l'indiquaient les modèles climatiques existants. Cette découverte pourrait avoir des implications majeures non seulement pour la compréhension du réchauffement climatique, puisque les poussières influencent les températures en reflétant ou en piégeant la chaleur solaire, mais aussi pour l'amélioration des prévisions météorologiques et les études de la formation des nuages.
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